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17/06/2013
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Anthem - Evil One
(2012)


vendredi 10 mai 2013

Anthem - Heraldic Device



6 juillet 2011

Un peu moins de 3 ans après la sortie de Black Empire, Anthem récidive et nous pond Heraldic Device.
Pas de changements à noter, toujours la même line up.

Un p'tit rappel vite fait : Black Empire était en quelque sorte l'album de la réconciliation en renouant réellement avec les racines Heavy 80's du groupe, et délaissant un peu les influences Power Metal des derniers albums (notamment Eternal Warrior et Immortal). Anthem nous avait alors livré un opus d'excellente qualité, le meilleur depuis bien longtemps à tous les niveaux.

Après avoir placé la barre très (très très) haut, le groupe va-t-il réussir la succession? Réponse en musique !


L'album s'ouvre sur The Sign, unique single extrait d'Heraldic Device (comme à leur habitude). Qui dit single dit donc clip. S'il faut bien avouer que les clips n'ont jamais été un grand point fort du groupe, celui ci présente un semblant de travail visuel assez agréable sur le thème de la photo.
La 1e chose que l'on note immédiatement c'est la forte présence d'un synthé, encore une fois, à croire que cela devient récurrent pour les ouvertures d'albums. On remarque aussi une similitude avec le titre Black Empire dans la construction et la mélodie.
Le morceau est rythmée, foutrement mélodique. Eizo Sakamoto nous fait encore une fois une démonstration de sa puissance vocale, et est, bien sur accompagné d'Akio Shimizu qui nous en met plein les oreilles avec sa guitare, Naoto Shibata et sa basse très présente (chose que l'on espère aussi pour le reste de l'album, contrairement à Black Empire où il s'était un peu effacé), et enfin, Hirotsugu Homma à la batterie toujours aussi percutante et technique.
Le refrain reste en tête très facilement (encore une marque de fabrique Anthemienne) et on aime ça. L'ouverture donne déjà envie d'écouter la suite !

A peine remis de tout ça, Contagious démarre sur les chapeaux de roues ! Encore une fois, la construction nous rappelle quelque chose... Huumm , mais c'est bien sûr ! Heat of the Night, single du précédent album (encore lui haha). Si le morceau reste une petite perle lui aussi, on ne peut pas s'empêcher de se demander si Heraldic Device ne serait pas un Black Empire 2...

Et bien non, que nenni!
Go ! gronde et bim ! On retombe en pleine période Immortal, voire même Soul Motor pour être plus précis. C'est fun, c'est fast et c'est furious (oh yeah! haha). Prends ta moto mon gars, on s'arrache pour un bon ride les cheveux dans le vent et du Anthem comme on l'aime plein les oreilles !

Pfiou on se calme là, pause!
Ah ba non, Blind Alley démarre, et là, c'est surprise totale!
Anthem nous sort un grand, très grand hommage au Hard Rock des Scorpions (oui oui, les fameux, les légendaires !) dans leur grande période!
Aussi étonnant que cela puisse paraître, ce morceau est l'un des deux meilleurs morceaux de l'album. On prend un plaisir infini à retourner presque 30 ans en arrière pour une leçon de Hard Rock assaisonné au savoir faire Anthemien. Tout est maîtrisé de A à Z, un sans faute hallucinant, une mélodie prenante et savoureuse, un solo encore plus affolant que d'habitude, un refrain que l'on aime crié avec Eizo par pur plaisir...
Blind Alley mériterait largement sa place au panthéon des morceaux Hard Rock cultissimes ! Malheureusement, c'est court, beaucoup trop court, et on crie famine, on en veut encore et encore !

On repart dans le passé encore une fois, mais un passé plus récent. Retour vers Overload/Eternal Warrior avec le morceau suivant, Rockbound. On y retrouve tous les ingrédients du Heavy percutant de cet époque (qui avait d'ailleurs marqué le début de la légère division auprès des fans). A la différence près que le jeu des musiciens semble avoir encore gagné en technicité depuis cette époque. Mais jusqu'où vont-ils aller dans la maîtrise, je vous le demande !

Wayfaring Man, ou la 2e grosse claque de l'album. On touche ici à ce qui est certainement le meilleur morceau et le plus abouti d'Heraldic Device.
C'est une piqûre de rappel comme pour dire "eh les gars, vous aviez kiffé la fin de nos années 80? Mangez CA !"
Retour vers des albums comme l'excellent No Smoke Without Fire, ou encore Gypsy Ways que l'on ne présente plus.
On retrouve le synthé en soutien et on aime ça ! Tout dans la construction est là pour dire "Anthem, c'est du pur Heavy Metal comme on le vénère" ! Une guitare lourde et hypnotisante  une basse et une batterie puissantes à souhait, une voix chargée d'émotions... la recette est parfaite pour que l'on se jette à fond dedans. Le synthé apporte vraiment un plus énorme pour une espèce d'envolée lyrique musicale, majestueuse et magnifique !

C'est l'heure de l'instrumentale. Le passage est extrêmement sensible tant Pilgrim était parfaite.
Code of the Silence se lance. L'intro nous rappelle sans aucun doute possible Omega Man, tandis que la suite du morceau nous renvoie indéniablement à Insomnia.
C'est bon, c'est toujours bon, étant donné l'incroyable niveau technique d'Akio Shimizu à la guitare, il est difficile d'en être autrement.
MAIS, malheureusement, elle ne marque pas vraiment les esprits cette fois... Le morceau manque de personnalité propre, et donne plutôt l'impression d'être un condensé de toutes les instru que l'on a eu l'occasion d'apprécier jusqu'à aujourd'hui.
Code of the Silence reste malgré tout très agréable à écouter et à apprécier. Soyons indulgent, Pilgrim avait placé la barre tellement haut...

In the Dead of Night, c'est l'heure des zombies? Pourquoi pas haha
Ça pourrait presque coller en tant que participation à l'OST d'un Romero. Le Heavy se fait lourd, presque malsain, mais, le refrain revient avec son habituelle mélodie persistante. On a presque une dualité dans la composition. Deux univers qui s'opposent, et cela se ressent encore plus fortement durant le solo. Qui dit composition un peu plus lourde, dit forte présence de la basse. On ne déroge pas à la règle, et Mr Shibata fait des merveilles ici bas !

Une intro saturée lance Remains. Le jeu semble presque trop sombre pour du Anthem, mais vite on retrouve la patte du groupe. Non ce n'est pas une erreur, et au final, cela rappelle une fois de plus certains morceaux d'Overload. Le break juste avant le solo renvoie à The Sign, un rappel intra album, encore plus fort haha

Il est temps de conclure. Living Proof s'occupe donc de ce poste.
Comme souvent, on termine avec un morceau bien rythmé qui nous relance pour mieux finir. Et pour finir, retour encore une fois sur Immortal (ça me fait personnellement penser à Freak Out). La sauce fait son effet et on prend beaucoup de plaisir, mais on aurait peut être aimé quelque chose de plus percutant. Heureusement qu'Akio est là pour nous remettre en place pauvre fans que nous sommes. Oui, le maître s'exprime encore une fois avec brio, et sa guitare nous impose le silence et l'admiration !


Conclusion
Il ressort de Heraldic Device un fil rouge clair, net et précis: c'est un album best of.
Un best of de ce qu'Anthem sait faire de mieux, avec une surreprésentation de la période couvrant de Overload jusqu'à Black Empire.
La piste la plus évidente et la plus représentative de ce constat est certainement Code of the Silence. Mais c'est surtout l'ensemble qui nous fait ressentir cela.
Une mention spéciale pour Blind Alley et Wayfaring qui sont clairement les deux plus grosses réussites de ce très bon album et qui rappelle qu'Anthem n'oublie pas ses racines 80's.
Heraldic Device est un excellent moyen de découvrir le meilleur d'Anthem pour tout néophyte souhaitant s'instruire.
A l'inverse, les fans, et surtout les fans hardcore pourront être un peu frustrés de ne pas découvrir de réelles nouveautés à l'exception de Blind Alley, ainsi qu'une instru un peu décevante (mais encore une fois, il faut la placer dans le contexte Pilgrim...).

Les +
- Best of Anthem
- Musiciens encore et toujours au top niveau
- Marque de fabrique Anthem : une valeur sûre
- Blind Alley et Wayfaring Man : deux morceaux proprement affolants

Les -
- Best of = peu de nouveautés
- Tracklist un peu courte (comme toujours...)
- Code of the Silence : instru un peu moyenne (tout est relatif)


Heraldic Device Tracklist
1 - The Sign
2 - Contagious
3 - Go !
4 - Blind Alley
5 - Rockbound
6 - Wayfaring Man
7 - Code of the Silence
8 - In the Dead of Night
9 - Remains
10 - Living Proof


The Sign

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