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17/06/2013
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Anthem - Evil One
(2012)


dimanche 26 mai 2013

Flatbacker / EZO


Flatbacker

Le Heavy Metal se croise et se recroise. 

Il n'est pas rare de croiser un groupe, de découvrir un nom et de se dire un beau matin "Tiens, mais ce nom me dit quelque chose ! Pis, j'sais pas, la tronche de ce pécno me semble franchement familière !" .

Flatbacker / EZO est l'exemple type de ce constat.
Carrière éphémère et ô combien regretté de la part des fans, EZO présente la particularité d'être un des très rares groupes Japonais à avoir tenté une exportation aux Etats Unis (l'autre grande tentative étant bien évidemment de l'évidence même ces fameux gugus de chez Loudness). 

Il est l'heure mes p'tits amis, veuillez vous asseoir et ouvrir vos livres, le cours d'histoire va commencer...

Flatbacker

Histoire

Flatbacker
Printemps 1982, Sapporo, Japon.
Des cendres de deux groupes de lycée, Power-station et Scrap, renaît une nouvelle entitée qui va faire parler d'elle.
Le chanteur Masaki Yamada, le guitariste Shoyo Iida, le bassiste Taro Takahashi et le batteur Hirotsugu Homma forme le groupe Fratvacker
Une première demo, Minagoroshi, voit le jour en 1984, puis une seconde en 1985. 
Le groupe se fait alors remarquer et signe avec le label Victor Entertainment. Oui, ce même label qui produira tous les albums d'un certain Anthem jusqu'en 2012.
Fratvacker se renomme alors Flatbacker, et débute leur carrière sous ce nom qui restera gravé dans les annales.
En 1985, Sensou - Accident voit le jour ainsi que Esa en 1986.
Suite à cela, le groupe décide de voir les choses en plus grand, beaucoup plus grand et déménage à Los Angeles.

EZO

EZO
Sur place, leur travail porta ses fruits. Ces quatres jeunes Japonais furent découvert par Gene Simmons qui officiait alors dans un groupe qui s'appelait Kiss, j'sais pas si ça vous dit vaguement quelque chose haha. 
Le groupe change alors de nom pour EZO. Une rumeur circule bon train sur la toile selon laquelle Simmons lui même serait à l'origine de ce changement. Ezo étant une ancienne appellation de l'île d'Hokkaido, cela serait le meilleur moyen de rendre hommage à leurs racines.
Mr Simmons produit lui même le premier album éponyme d'EZO, en 1987. Comme quoi, les choses ne trainent pas. 
Deux ans plus tard, Fire Fire sort. Cela sera le dernier album de la carrière de Flatbacker / EZO.
En effet, peu de temps après la sortie de Fire Fire, leur label, Geffen Records les abandonne. Conséquence : des querelles internes finissent par avoir raison du groupe, et c'est le drame...

Fin de l'histoire...

EZO

Impact

7 ans.
C'est court, très court pour une carrière musicale, que l'on peut même réduire à 4 années, si l'on se tient uniquement aux albums sortis.

Malgré tout, EZO aura réussi un exploit: celui de réussir à faire une éphémère percée dans les charts américains. En effet, ils gravirent jusqu'à la 150e place, ce qui représente énormément pour un "petit" groupe venant de l'archipel du Soleil Levant. Le seul autre groupe ayant réussi ce prodige étant Loudness.

Si je vous disais que tout se recroise, et que vous ne l'avez pas encore remarqué vous même, c'est parce que deux noms parmi EZO sortent du lot.

Oui parce que, ce fameux Masaki Yamada, après la séparation d'EZO, trouvera refuge en 1992 au sein de... Loudness. Ba oui, les pommes ne tombent jamais loin du pommier.
Et puis, il y a aussi ce mec, Hirotsugu Homma... Huuumm... Ah mais c'est bien sûr! Il y a pas un mec qui s'appelle comme ça depuis 2001 dans un groupe, Anthem c'est ça? Ah ba si !
Accessoirement, Homma aura aussi joué au sein de Loudness entre 1994 et 2000, ainsi que pour Saber Tiger. Ouais Môssieur Homma est comme ça, il aime bien les grands noms haha

Mais alors musicalement, qu'est-ce ça donne?
Il faut savoir avant toute chose que le changement de nom a aussi inclut un changement de sonorité, comme c'est souvent le cas de ce genre de situations.

Flatbacker développe un Heavy Metal nerveux, rapide, et chargé, très nettement influencé par le Glam Metal, né à Los Angeles justement. 
Les principaux thèmes abordés sont l'estime personnelle, les rapports aux autres essentiellement, le tout dans une ambiance assez sombre.
Si des groupes de la même époque comme Anthem, Loudness ou Seikima II sont facilement abordables, je n'en dirais pas autant de Flatbacker. Je pense personnellement qu'une certaine connaissance du Heavy est nécessaire pour pleinement apprécier la qualité des deux opus du groupe.
Ezo palie en partie ce problème. Avec son arrivée aux Etats Unis, le groupe prend une sonorité un poil commercial, avec des mélodies bien plus abordables.
Bien que les influences glam soient toujours présentes, l'ambiance est beaucoup moins sombre, le tout est plus mélodique. Le but est bien sûr de vendre, et pour cela, il faut composer des choses qui accrochent plus de monde.
Malgré ce côté plus commercial, la musique d'EZO reste un petit délice pour les oreilles, l'album EZO étant une franche réussite, tout comme l'était (et l'est toujours d'ailleurs) Fire Fire.

Flashback Heart Attack
Album : EZO (1987)

Personnellement, je ne peux pas m'empêcher de faire le rapprochement avec un groupe s'appelant Cats in Boots, le groupe de Glam Rock de Jail O'Hashi (Seikima II), qui officie aux Etats Unis.

Si la courte carrière du groupe aura surtout servi de très bon tremplin pour deux des membres, la qualité des quatres albums est incontestable. On ne peut que regretter que cela n'ait pas duré plus longtemps, on aurait aimé pouvoir apprécié plus longtemps ce savoureux mélange de Heavy et de Glam Metal. Malheureusement, certaines étoiles sont faites pour briller fort mais vite...


Discographie
1985 - Sensou - Accident
1986 - Esa
1987 - EZO
1989 - Fire Fire

Million Miles Away
Album : Fire Fire (1989)

dimanche 19 mai 2013

Tribute to Seikima II -Akuma to no Keiyakusho-



Certains groupes deviennent des légendes.
Seikima II en fait assurément partie.

En plus d'avoir été l'un des précurseurs du Heavy Metal au Japon, et au delà de l'aspect visuel du groupe qui aura surement amené à ce que l'on appelle aujourd'hui le Visual Kei, nombre d'artistes ont été influencé par ces démons sortis de l'enfer.

Il n'est donc pas étonnant qu'un album hommage ait fini par voir le jour, pour honorer ceux qui auront fait vibrer nos coeurs de fans durant toutes ces années.

Le 15 septembre 2010 , Tribute to Seikima II -Akuma to no Keiyakusho- voyait le jour.
11 des grands morceaux de Seikima II repris par 11 groupes différents, parmi lesquels on retrouve quelques noms bien connus, et même un groupe Suédois. 11 groupes, ça fait beaucoup d'influences différentes et donc une infinité de possibilités quant à ces reprises.
Mais que valent-elle donc? L'hommage au groupe est-il une réussite?
Réponse en Heavy, euh non, en reprise !


On démarre vite, haut et fort, Anchang et ses Sex Machineguns s'occupent de l'ouverture avec leur reprise de Fire After Fire !
C'est speed, c'est agressif, et c'est heavy, pas de doutes, Anchang est dans la place. On retrouve tout ce qu'on connait chez eux, et particulièrement les sonorités agressives de la dernière line up en date, qu'on adhère ou pas. Le tapping à la Anchang fait des merveilles comme d'habitude avant de terminer son solo sur la mélodie bien connu du morceau d'origine. Ce n'est pas proprement perturbant, on retrouve vraiment ses marques par rapport à l'original, mais tout en se rendant bien compte qu'il s'agit des SMG, et non de Seikima II. Pour une entrée en matière, c'est ce qu'on appelle rentrer dans le vif du sujet!

On découvre un autre nom connu pour les amateurs de hard rock/heavy metal (féminin) nippon des années 80. Show-Ya débarque et nous livre sa propre version de Rouningyou no Yakata. On touche ici l'essence même du concept de reprise. Ambiance assombrie, clavier déroutant, le groupe s'approprie réellement le morceau pour le remodeler à sa propre sauce. Et la sauce Show-Ya prend extrêmement bien à n'en point douter. Cette ambiance presque malsaine communiquée à la fois par la composition et la voix de la chanteuse est un petit délice, coupable, mais un délice tout de même, et ce particulièrement pendant le solo.

Quand je vous disais que l'on retrouve des noms bien connus, je ne vous mentais pas. C'est au tour d'un autre dinosaure de faire son entrée: Earthshaker s'occupe du cas EL DORADO. Si les évolutions du groupe sont discutables et sujettes à d'interminables débats, le travail accompli pour cette reprise est lui par contre indiscutable. Vive et ultra saturée, c'est encore une fois un remodelage complet auquel on a le droit. Mais une fois encore réussi, avec énormément de personnalité propre, chose difficile à atteindre quand il s'agit de reprendre un morceau déjà existant. Les influences sont variées, de la pop au heavy, en passant même par de vagues influences reggae pendant le break juste avant le solo. C'est un melting pot musical qui fait plaisir à entendre. Oui Earthshaker est encore capable de grandes choses !

On change de registre pour un autre nom familier. Holy Blood ~Tatakai no Kettou~ repris par Galneryus.
Tout comme pour les Sex Machineguns, même constat: une reprise fidèle à l'originale avec une composition made in Power Metal à la Galneryus. On regrette toujours cependant Yama-B au chant, Masatoshi Ono n'ayant effectivement pas la même puissance vocale. Cela reste vraiment agréable à écouter, le clavier apportant une ambiance vraiment nouvelle. Le point fort du morceau est sans aucun doute le duel de solo entre Syu à la guitare et Yuhki au clavier, avant de combiner les deux pour un final absolument magistral. Ambiance épique en veux, en voilà !

Le concept de Superband, vous connaissez hein? Eh bien, il en fallait un pour cet album, forcément. Et ce n'est pas n'importe qui s'il vous plaît!
Nov (Volcano, Aion) au chant, Shinichi Kobayashi (guitariste de la carrière solo d'Eizo Sakamoto [Anthem] ) à la gratte, Masaki (oui oui, MASAKI les amis) (Animetal, Canta, Masaki Project) à la basse, et Go (Sun Owls) à la batterie, vous l'aurez compris, c'est le Superband de Thrash Metal Zigoku Quartet qui prend la relève !
Bon sang, bon sang, bon sang, bon sang. On pourra dire ce qu'on veut sur les Superband, mais un Superband, ça donne une SuperReprise !
Adam no Ringo, un des nombreux morceaux emblématiques du groupe en version SuperThrash, ça SuperDémonte !
Toutes ces pointures réunies en un seul groupe, ça donne certainement le meilleur morceau de l'album. C'est ultra rythmé, et on adore ça!
La voix criarde de Nov s'emballe, la guitare de Kobayashi nous thrash les oreilles, la basse de Masaki est l'égale de la guitare et la batterie s'affolle dans tous les sens comme pour dire "eh les gars on vous lachera pas une seule seconde!" .
L'un des points fort est bien sûr la basse. Car rappelons le, Masaki n'est pas n'importe qui dans le domaine. Considéré pour beaucoup comme le meilleur bassiste du Japon, et certainement l'un des meilleurs au monde, ce monstre de technique nous rapelle que la basse n'est pas toujours là pour le soutien rythmique et mélodique mais peut aussi être un instrument à part entière devenant une ligne complète et originale de la composition:
Ne ratez surtout pas ce morceau, ni aucune miette, je vous en prie!

Il faut bien souffler un peu quand même hein.
Save your Soul ~Utsukushi Cliche ni se wo mukete~ est mis en musique par X.Y.Z.→A.
Pour ceux qui connaitraient pas, il s'agit du groupe solo de Minoru Niihara, chanteur d'origine et emblématique de Loudness.
On reprend ce classique à la sauce rock bien péchu, simple mais foutrement efficace. La guitare hurle le Old Rock comme on l'aime et ça fait du bien d'entendre qu'encore aujourd'hui, certains groupes sont capables de faire du très bon neuf, avec de l'excellent vieux !

C'est l'heure d'égorger des gens ! Et pour reprendre le mythique Jack the Ripper, qui de mieux que les tarés de chez The Kanmuri.
Ils font partis de cette nouvelle vague de groupes de Metal qu'il est très difficile de classer dans un genre tellement leurs influences sont nombreuses, vague principalement initiée par Maximum The Hormone.
Le choix est d'autant plus judicieux que le chanteur Tetsuya Kanmuri est le seul à pouvoir se vanter de pouvoir égaler toute l'amplitude vocale de Demon Kogure, sorte de schyzophrénie vocale si chère à notre coeur.
C'est ultra percutant, ça en fout plein les oreilles ! Le chant est la digne succession de ce que Demon Kogure était autrefois capable de faire avec tant de maestria. Le talent n'est donc pas mort !

Avec la reprise de Stainless Night par le groupe bien connu Sadie, on touche cette fois une grande polémique.
Le morceau en lui même est à la fois une refonte, et une reprise. Il est très difficile d'emettre un véritable avis sur ce morceau. En cause, le genre musical en lui même. Appartenant au genre Visual Kei, Sadie fait partie de ces groupes qui ont du mal à se détacher des codes imposés par le genre. Bien que le Visual Kei ne soit pas un genre musical, Sadie rappelle un autre groupe bien connu du genre qui a en quelque sorte posé les codes: Dir en Grey. Les fans de Sadie auront beau dire que "non non Sadie et Dir en Grey sont deux groupes bien distincts" , pour cette reprise, c'est ça... Je ne rentrerai pas dans le débat de savoir si oui ou non, Sadie est une des nombreuses copies de DeG, mais leur interprétation de Stainless Night est bel et bien une composition typique de ce que Dir en Grey aurait pu en faire. C'est donc un peu dommage car ça gache le potentiel de cette superbe chanson.

Cependant, cela restera toujours meilleur que la reprise de Kaiki Shokubutsu par TRiCK, qui reprend les mêmes défauts et remarques mais en les poussant à l'extrême. C'est malheureusement pauvre, codifié à mort, et vraiment pas emballant. Autant j'aime entendre un remodelage complet d'un morceau si c'est bien fait, mais là, c'est faible, très faible. Je n'ai vraiment rien trouvé pour accrocher à cette reprise.
Mais quand il s'agit de prendre 11 groupes différents, tous ne peuvent pas être au même niveau, c'est évident.

Il est l'heure d'aller faire un p'tit tour en Europe. Avec les Suédois de chez Grand Illusion, 1999 Secret Object retrouve une seconde jeunesse. Qu'on soit clair dès le début, il s'agit d'une reprise de la version de l'album best-of Black List, pas l'original de 1987.
Cependant, le rock mélodique à la Bon Jovi fait des merveilles, et comme je l'avais dit dans un article précédent, c'est d'une propreté sans commune mesure, rien à voir avec la version de Akuma Relativity par Seikima II eux mêmes.
On sent les influences scandinaves qui ont pour eux de livrer des choses propres et claires, simples certes, mais encore une fois, foutrement efficace. Ca file la pêche, et c'est largement suffisant pour en faire une excellente reprise !

On cloture l'album avec un morceau certainement beaucoup moins connu. La face B du single de Rouningyou no Yakata, Arcadia, mériterait pourtant d'être plus connue, tellement cette chanson est magnifique.
RX est le groupe solo de Raiden Yuzawa et Xenon Ishikawa, batteur et bassiste de Seikima II donc. Pour cette reprise, le groupe a fait appel à un certain John Wetton pour le chant. Ce nom vous dit quelque chose? Oui, c'est normal, il s'agit du chanteur du groupe culte ASIA, rien que ça.
Reprise sublimée au possible, c'est en beauté que nous terminons cette séance de reprises...


Conclusion
Le danger avec ce genre d'albums, c'est d'être très inégal sur le ressenti final en terme de qualité.
Ici ce n'est presque pas le cas, car si l'on excepte les reprises un peu (beaucoup pour celle de TRiCK) faibles de Stainless Night et Kaiki Shokubutsu, ce sont bel et bien des oeuvres de hautes volées qui nous sont livrées tout au long de cet album hommage à l'un des très grands noms du Heavy Metal nippon.
Il est impossible de lancer un débat sur la tracklist en elle même, il y a tant de morceaux cultes dans la discographie du groupe qui auraient mérité eux aussi leur reprise qu'il n'est pas possible de tous les faire.
Varié, travaillé et jouissif, il est rare de pouvoir dire autant de bien d'un album tribute, et c'est ici même une franche réussite. N'hésitez pas, et si vous êtes simple amateur, ou fan hardcore de nos démons préférés, vous ne devriez pas être déçu.

La mission est accomplie, c'est avec talent et honneur, que nous rendons un superbe hommage aux légendaires Seikima II.


Les +
- Des reprises de haute volée
- Certains morceaux complètement remodelés sont de vrais petits bijoux
- Un (presque) excellent choix de groupes

Les -
- Les reprises de Stainless Night et Kaiki Shokubutsu
- On en voudrait encore plus

Tribute to Seikima II -Akuma to no Keiyakusho- Tracklist
1 - Sex Machineguns - Fire After Fire
2 - Show-Ya - Rouningyou no Yakata
3 - Earthshaker - EL DORADO
4 - Galneryus - Holy Blood ~Tatakai no Kettou~
5 - Zigoku Quartet - ADAM no Ringo
6 - X.Y.Z.→A - SAVE YOUR SOUL ~Utsukushiki CLICHE ni se wo mukete~
7 - The Kanmuri - Jack The Ripper
8 - Sadie - Stainless Night
9 - TRiCK - Kaiki Shokubutsu
10 - Grand Illusion - 1999 Secret Object
11 - RX - Arcadia


dimanche 12 mai 2013

Anthem - Burning Oath




Un peu plus d'un an après la sortie de Heraldic Device, on ne s'attendait pas à voir re débarquer un album aussi vite. Et pourtant, le 24 octobre 2012, Burning Oath sort dans les bacs pour notre plus grand plaisir !

J'avais personnellement hâte de vous parler de cet album, et ce pour plusieurs raisons.
Il faut dire qu'en un an, Anthem n'a absolument pas chaumé, et dans tous les sens du terme.
Qui dit nouvel album dit tournée, et tout le monde sait que des concerts à la chaîne, c'est extrêmement fatiguant.

Quelle surprise donc de découvrir courant 2012 que le groupe annonce être en studio pour l'enregistrement d'un nouvel album !
Cependant, une autre surprise nous attend: l'annonce d'un batteur de session remplacant Hirotsugu Homma pour l'interprétation de la batterie !
Pourquoi? Eh bien parce que Homma s'est blessé au genou il y a plusieurs années de cela. Et cette blessure s'est récemment manifestée à nouveau. C'est donc dans l'incapacité de jouer que le groupe a fait appel à un certain Isamu Tamaru pour remplacer Homma pour l'enregistrement de Burning Oath. Mais la composition est toujours assurée par notre chouchou habituel.

Au delà de ce petit changement, un point majeur est à noter : désormais, Anthem n'est plus produit par le label Victor Entertainement, mais par la firme major bien connue Universal Music, rien que ça ! Est ce que ce passage major est à craindre? On pourrait être tenté de dire oui, évidemment, après des années de bons et loyaux services, on aimerait pas voir Anthem devenir un de ces groupes de metal mainstream sans saveurs...
La réponse ici et aujourd'hui.

Si j'avais hâte de vous parler de Burning Oath, ce n'est pas seulement d'un point de vue musical. En effet, tout cela a été entaché par deux très graves nouvelles dont je vous parlerai en fin d'article.

Mais pour l'heure, place à la musique !


Je viens de me rendre compte que dans l'article précédent, sur Heraldic Device, je n'ai pas parlé de la jaquette. Rapellez vous que celle de Black Empire était une pure réussite, chose à laquelle nous n'étions pas habitués.
Eh bien, que ce soit pour HD ou Burning Oath, comme vous avez pu le constater, on retombe dans les travers Anthemiens habituels se contentant du strict nécessaire esthétique, c'est quand même franchement dommage.

Après ce petit constat, il est temps de se lancer.
Comme toujours depuis la reformation, l'album démarre sur le single. Evil One sonne agressivement dans nos oreilles. Les sonorités sont crues, épurées mais diablement efficaces, et bénéficient de la pêche que l'on connait au groupe. Contrairement aux deux précédents albums, il n'y a ici pas de synthé en support. L'ambiance générale étant assez sombre, la basse de Naoto Shibata et la batterie sont fortement présentes. A l'oreille, on reconnait bien la patte de Homma à la batterie, pas de doutes, la composition, c'est lui ! Le solo d'Akio Shimizu est aussi impressionant qu'à l'acoutumée, la voix d'Eizo Sakamoto file toujours autant la banane, c'est certain, c'est bien du Anthem !

Un premier morceau excellent, mais qu'en est-il de la suite?
Unbroken Sign démarre, et le moins que l'on puisse dire, c'est que direct, on est surpris ! Pourquoi?
On a affaire ici à une réelle nouveauté, la composition est franchement novatrice. La 1e impression qu'il en ressort, c'est une composition plus fouillée, plus profonde. C'est un heavy mélodique et envoutant, surement hérité des influences power metal de la période Overload jusqu'à Immortal. Il n'y a toujours pas de synthé, mais la présence d'une réelle 2e ligne de guitare mélodique comble ce "manque". Jusqu'ou sont-ils capables d'aller?

Les deux morceaux suivants sont indissociables. Overture est un break instru court qui introduit la piste suivante, On and On.
On avait pas entendu ça depuis Domestic Booty en... 92 ! La mélodie annonce quelque chose de bon, de très bon...
Et ça ne rate pas, dès les 1ers riffs de On and On, on fonce dedans tête baissée! On reprend la même recette que Unbroken Sign, et on y ajoute un synthé en support. On aime ce côté mélodique fouillé qui étonne dans le bon sens du terme. Pas de doutes possibles, on a vraiment affaire à des choses novatrices, sans pourtant perdre les codes et le charme qui caractérisent Anthem.
On savait qu'Anthem était des techniciens et des bosseurs de 1er ordre qui nous livrent des choses toujours propres et paufinées à l'extrême, mais réussir une fois de plus à repousser les frontières, c'est un véritable tour de force !

Get Away est introduit par un court passage de synthé assez perturbant, mais très vite la guitare sonne et on retrouve ses marques.
On retrouve ici une composition similaire à ce que l'on trouvait sur Black Empire. Après quelques recherches sur la toile, il semblerait que les fans apprécient particulièrement ce morceau. La principale raison citée est ce refrain qui sonne dans tous les recoins de notre cerveau. "Get away Get Away !". Je pense personnellement que les sonorités plus classiques du groupe y sont pour beaucoup aussi, comme pour dire que l'on est rassuré de retrouver des choses famillières.

On continue dans les familiarités. Avec Struggle Action, on retombe en plein Seven Hills, 1er album de la reformation du groupe (Heavy Metal Anthem étant un best-of remixé plus qu'autre chose, je ne le compte pas réellement dans la chronologie). Quand on sait que cet album est une des grandes réussites du groupe, c'est du coup fortement agréable.
Malgré cela, une double ligne de guitare bien distincte durant le refrain nous rappelle qu'on est bien sur quelque chose de nouveau, et on commence à se demander si le groupe n'aurait pas intérêt à embaucher un guitariste de session pour les lives, histoire d'assurer au max sur la scène haha

On calme un peu le jeu, la basse résonne seule quelques secondes.
Avec Ghost in the Flame, on touche ici le morceau le plus complexe de l'album; il est à Burning Oath ce que Wayfaring Man était à Heraldic Device. L'ambiance est chargée, particulière et fouillée, dans la pure lignée du début d'album mais en beaucoup plus posée, ce qui ajoute de l'intensité. Point particulier: la présence de deux solos. Le traditionnel et un solo de fin pour conclure ce long morceau d'un peu moins de 8 minutes, format très inhabituel pour Anthem.
La nostalgie dans la voix d'Eizo nous fait frisonner de plaisir, sensation renforcée par le solo d'Akio absolument magistral, le tout accompagné par une basse délicieuse, une batterie percutante à souhait et un support de synthé. A n'en point douter, la pièce maîtresse de Burning Oath!

C'est l'heure de l'instrumentale! Fera-t-elle mieux que Code of the Silence ?
Oui, mille fois oui! Avec Double Helix, on retrouve à nouveau une composition originale, propre à l'album. Rythmée, technique et variée, elle est en tout point supérieure au condensé qu'était Code of the Silence. Bien que n'atteignant toujours pas le niveau imposé par Pilgrim, il est quand meme plaisant de retrouver des musiciens encore une fois au top de leur forme. La technique nous scotche les oreilles sur place, c'est une habitude, pas une surprise, mais bon sang, ce que c'est bon !

Comme souvent après l'instru, le rythme repart de plus belle avec Face the Core. Akio s'en donne à coeur joie et fait tout le boulot à lui tout seul. La remarque à propos d'un guitariste de session pour les lives est plus vraie que jamais.
La basse est du coup un peu en retrait, mais une fois de temps, ce n'est pas très grave. Ca file la pêche, on se détache les cheveux et on fait ce que les metalleux savent faire de mieux ! Le matin, c'est juste ultra efficace !

On change les rôles, Life and Crime fait la part belle à la basse cette fois. Malheureusement, rien de particulier à dire sur ce morceau, qui paraît du coup un peu en demie teinte par rapport au reste de l'album. Mais est-ce vraiment un tort? Je ne pense pas, après tout, le niveau technique est tellement élevé que composer quelque chose de plus simple et "basique" une fois de temps en temps n'est pas vraiment un défaut.

L'album se conclut, déjà, beaucoup trop tôt comme à l'accoutumée. La présence de 11 pistes au lieu des 10 dont on a l'habitude se justifie par l'intro Overture (seul Immortal faisait exception avec 11 vraies pistes). C'est donc un album à 10 pistes, pas de changements sur ce point, dommage.
Dance Alone est une conclusion parfaite. Elle résume à elle seule toutes les remarques précédentes. Limite, j'aurais pu faire toute la critique uniquement sur ce morceau haha
Le morceau conjugue les nouveautés apportées par Burning Oath aux sonorités et schémas habituels d'Anthem. Un must hear!


Conclusion
Burning Oath est incontestablement une réussite, une franche réussite.
Ce changement de label pour une firme major était à craindre mais se révèle finalement monstrueusement bénéfique pour le groupe qui repousse les limites encore une fois en nous livrant un album à la fois novateur et étrangement familier, le tout paufiné à l'extrême.
On savait le groupe perfectionniste, on les ignorait cependant capable de s'adapter aussi bien et aussi vite. Réussir à intégrer des lignes entières de composition novatrice à ce qui fait leur charme depuis 30 ans le tout en moins d'un an est proprement hallucinant.
Musicalement parlant, c'est un pur chef d'oeuvre du Heavy Metal Japonais et réussit même l'exploit de se hisser au niveau de Black Empire, exploit méritant d'être longuement souligné.

Les "défauts" que l'on pourrait imputer à l'album sont en fait d'ordre personnel plus que musical. En effet, comme je vous le disais au début de l'article, l'enregistrement et la sortie de l'album ont été entaché par deux mauvaises nouvelles début 2013.
La 1e fut le diagnostic d'un cancer de l'estomac à Naoto Shibata, bassiste et leader du groupe. Inutile de préciser que l'annonce a eu l'effet d'une bombe nucléaire au sein de la communauté de fans. Le groupe entra donc en pause durant quelques mois afin de permettre à Shibata de se soigner et de se remettre. Fort heureusement, étant diagnostiqué suffisament tôt, le cancer a pu être endigué et Shibata mis hors de danger. De son propre aveu, les nombreux messages de soutien de la part des fans lui ont fait extrêmement chaud au coeur et plaisir, je pense que ça se comprend.
Suite à la guérison du bassiste, le groupe a annoncé son retour sur la scène durant le Ozzfest 2013 au Japon. Il n'y a donc plus d'inquiétudes à se faire sur ce point.

Malheureusement, tout n'est pas rose. Et c'est avec tristesse et surprise que l'on a pu découvrir l'annonce du départ définitif de Hirotsugu Homma d'Anthem. Véritable annonce coup de poing balancée d'un seul coup juste après l'annonce de leur retour, c'est quelque chose de très surprenant.
Shibata cite ce départ comme une nécessité pour le groupe qui en a longuement discuté et débattu. Homma en personne remercie Anthem et les fans pour toutes ces années de bonheur auxquelles il aura eu le droit. Il dit également avoir plusieurs projets en tête qu'il pourra mettre en marche dès qu'il se sera remis de sa blessure au genou.

On pourrait presque dire qu'on l'aura vu venir, puisque toutes les photos de promo de Burning Oath ont été prises à 3, sans Homma. Malgré sa blessure, rien ne l'empêchait de poser avec le reste du groupe étant donné que c'est quand même lui qui compose la batterie pour l'enregistrement.
Aucune annonce n'a pour l'instant été faite concernant l'avenir du poste de batteur. Les théories des fans fusent bon train, on parle ainsi de l'officialisation de Isamu Tamaru, ou encore du grand retour de Takamasa 'Mad' Ohuchi, parmi d'autres théories. Affaire à suivre.

C'est donc avec tristesse que nous voyons le départ de Hirotsugu Homma. Nous lui souhaitons évidemment un bon rétablissement et une bonne continuation pour la suite de sa carrière, batteur d'exception de son état.



Les +
- Composition novatrice alliée à des sonorités familières
- La qualité Anthem
- Musiciens toujours au top
- Transition vers la Major parfaitement négociée et réussie

Les -
- Tracklist toujours trop courte !
- Le départ de Hirotsugu Homma


Burning Oath Tracklist
1 - Evil One
2 - Unbroken Sign
3 - Overture
4 - On and On
5 - Get Away
6 - Struggle Action
7 - Ghost in the Flame
8 - Double Helix
9 - Face the Core
10 - Life and Crime
11 - Dance Alone



Evil One
(PV)

vendredi 10 mai 2013

Anthem - Heraldic Device



6 juillet 2011

Un peu moins de 3 ans après la sortie de Black Empire, Anthem récidive et nous pond Heraldic Device.
Pas de changements à noter, toujours la même line up.

Un p'tit rappel vite fait : Black Empire était en quelque sorte l'album de la réconciliation en renouant réellement avec les racines Heavy 80's du groupe, et délaissant un peu les influences Power Metal des derniers albums (notamment Eternal Warrior et Immortal). Anthem nous avait alors livré un opus d'excellente qualité, le meilleur depuis bien longtemps à tous les niveaux.

Après avoir placé la barre très (très très) haut, le groupe va-t-il réussir la succession? Réponse en musique !


L'album s'ouvre sur The Sign, unique single extrait d'Heraldic Device (comme à leur habitude). Qui dit single dit donc clip. S'il faut bien avouer que les clips n'ont jamais été un grand point fort du groupe, celui ci présente un semblant de travail visuel assez agréable sur le thème de la photo.
La 1e chose que l'on note immédiatement c'est la forte présence d'un synthé, encore une fois, à croire que cela devient récurrent pour les ouvertures d'albums. On remarque aussi une similitude avec le titre Black Empire dans la construction et la mélodie.
Le morceau est rythmée, foutrement mélodique. Eizo Sakamoto nous fait encore une fois une démonstration de sa puissance vocale, et est, bien sur accompagné d'Akio Shimizu qui nous en met plein les oreilles avec sa guitare, Naoto Shibata et sa basse très présente (chose que l'on espère aussi pour le reste de l'album, contrairement à Black Empire où il s'était un peu effacé), et enfin, Hirotsugu Homma à la batterie toujours aussi percutante et technique.
Le refrain reste en tête très facilement (encore une marque de fabrique Anthemienne) et on aime ça. L'ouverture donne déjà envie d'écouter la suite !

A peine remis de tout ça, Contagious démarre sur les chapeaux de roues ! Encore une fois, la construction nous rappelle quelque chose... Huumm , mais c'est bien sûr ! Heat of the Night, single du précédent album (encore lui haha). Si le morceau reste une petite perle lui aussi, on ne peut pas s'empêcher de se demander si Heraldic Device ne serait pas un Black Empire 2...

Et bien non, que nenni!
Go ! gronde et bim ! On retombe en pleine période Immortal, voire même Soul Motor pour être plus précis. C'est fun, c'est fast et c'est furious (oh yeah! haha). Prends ta moto mon gars, on s'arrache pour un bon ride les cheveux dans le vent et du Anthem comme on l'aime plein les oreilles !

Pfiou on se calme là, pause!
Ah ba non, Blind Alley démarre, et là, c'est surprise totale!
Anthem nous sort un grand, très grand hommage au Hard Rock des Scorpions (oui oui, les fameux, les légendaires !) dans leur grande période!
Aussi étonnant que cela puisse paraître, ce morceau est l'un des deux meilleurs morceaux de l'album. On prend un plaisir infini à retourner presque 30 ans en arrière pour une leçon de Hard Rock assaisonné au savoir faire Anthemien. Tout est maîtrisé de A à Z, un sans faute hallucinant, une mélodie prenante et savoureuse, un solo encore plus affolant que d'habitude, un refrain que l'on aime crié avec Eizo par pur plaisir...
Blind Alley mériterait largement sa place au panthéon des morceaux Hard Rock cultissimes ! Malheureusement, c'est court, beaucoup trop court, et on crie famine, on en veut encore et encore !

On repart dans le passé encore une fois, mais un passé plus récent. Retour vers Overload/Eternal Warrior avec le morceau suivant, Rockbound. On y retrouve tous les ingrédients du Heavy percutant de cet époque (qui avait d'ailleurs marqué le début de la légère division auprès des fans). A la différence près que le jeu des musiciens semble avoir encore gagné en technicité depuis cette époque. Mais jusqu'où vont-ils aller dans la maîtrise, je vous le demande !

Wayfaring Man, ou la 2e grosse claque de l'album. On touche ici à ce qui est certainement le meilleur morceau et le plus abouti d'Heraldic Device.
C'est une piqûre de rappel comme pour dire "eh les gars, vous aviez kiffé la fin de nos années 80? Mangez CA !"
Retour vers des albums comme l'excellent No Smoke Without Fire, ou encore Gypsy Ways que l'on ne présente plus.
On retrouve le synthé en soutien et on aime ça ! Tout dans la construction est là pour dire "Anthem, c'est du pur Heavy Metal comme on le vénère" ! Une guitare lourde et hypnotisante  une basse et une batterie puissantes à souhait, une voix chargée d'émotions... la recette est parfaite pour que l'on se jette à fond dedans. Le synthé apporte vraiment un plus énorme pour une espèce d'envolée lyrique musicale, majestueuse et magnifique !

C'est l'heure de l'instrumentale. Le passage est extrêmement sensible tant Pilgrim était parfaite.
Code of the Silence se lance. L'intro nous rappelle sans aucun doute possible Omega Man, tandis que la suite du morceau nous renvoie indéniablement à Insomnia.
C'est bon, c'est toujours bon, étant donné l'incroyable niveau technique d'Akio Shimizu à la guitare, il est difficile d'en être autrement.
MAIS, malheureusement, elle ne marque pas vraiment les esprits cette fois... Le morceau manque de personnalité propre, et donne plutôt l'impression d'être un condensé de toutes les instru que l'on a eu l'occasion d'apprécier jusqu'à aujourd'hui.
Code of the Silence reste malgré tout très agréable à écouter et à apprécier. Soyons indulgent, Pilgrim avait placé la barre tellement haut...

In the Dead of Night, c'est l'heure des zombies? Pourquoi pas haha
Ça pourrait presque coller en tant que participation à l'OST d'un Romero. Le Heavy se fait lourd, presque malsain, mais, le refrain revient avec son habituelle mélodie persistante. On a presque une dualité dans la composition. Deux univers qui s'opposent, et cela se ressent encore plus fortement durant le solo. Qui dit composition un peu plus lourde, dit forte présence de la basse. On ne déroge pas à la règle, et Mr Shibata fait des merveilles ici bas !

Une intro saturée lance Remains. Le jeu semble presque trop sombre pour du Anthem, mais vite on retrouve la patte du groupe. Non ce n'est pas une erreur, et au final, cela rappelle une fois de plus certains morceaux d'Overload. Le break juste avant le solo renvoie à The Sign, un rappel intra album, encore plus fort haha

Il est temps de conclure. Living Proof s'occupe donc de ce poste.
Comme souvent, on termine avec un morceau bien rythmé qui nous relance pour mieux finir. Et pour finir, retour encore une fois sur Immortal (ça me fait personnellement penser à Freak Out). La sauce fait son effet et on prend beaucoup de plaisir, mais on aurait peut être aimé quelque chose de plus percutant. Heureusement qu'Akio est là pour nous remettre en place pauvre fans que nous sommes. Oui, le maître s'exprime encore une fois avec brio, et sa guitare nous impose le silence et l'admiration !


Conclusion
Il ressort de Heraldic Device un fil rouge clair, net et précis: c'est un album best of.
Un best of de ce qu'Anthem sait faire de mieux, avec une surreprésentation de la période couvrant de Overload jusqu'à Black Empire.
La piste la plus évidente et la plus représentative de ce constat est certainement Code of the Silence. Mais c'est surtout l'ensemble qui nous fait ressentir cela.
Une mention spéciale pour Blind Alley et Wayfaring qui sont clairement les deux plus grosses réussites de ce très bon album et qui rappelle qu'Anthem n'oublie pas ses racines 80's.
Heraldic Device est un excellent moyen de découvrir le meilleur d'Anthem pour tout néophyte souhaitant s'instruire.
A l'inverse, les fans, et surtout les fans hardcore pourront être un peu frustrés de ne pas découvrir de réelles nouveautés à l'exception de Blind Alley, ainsi qu'une instru un peu décevante (mais encore une fois, il faut la placer dans le contexte Pilgrim...).

Les +
- Best of Anthem
- Musiciens encore et toujours au top niveau
- Marque de fabrique Anthem : une valeur sûre
- Blind Alley et Wayfaring Man : deux morceaux proprement affolants

Les -
- Best of = peu de nouveautés
- Tracklist un peu courte (comme toujours...)
- Code of the Silence : instru un peu moyenne (tout est relatif)


Heraldic Device Tracklist
1 - The Sign
2 - Contagious
3 - Go !
4 - Blind Alley
5 - Rockbound
6 - Wayfaring Man
7 - Code of the Silence
8 - In the Dead of Night
9 - Remains
10 - Living Proof


The Sign

jeudi 9 mai 2013

Japan Heavy Revival !

Bonjour !

Bientôt deux ans depuis le dernier article, la suppression de la page Facebook de Japan Heavy, et un abandon total du site, oui je dois bien l'avouer, j'ai honte de moi =X
Le manque de temps dû à tout un tas de raisons ont eu raison de moi, mais certainement pas de mon amour pour ce genre passionnant et riche ^_^

J'ai toujours regretté d'avoir abandonné le projet, et jusqu'à aujourd'hui, même ces regrets n'avaient pas réussi à me relancer. Mais fort heureusement, des circonstances récentes ont fortement contribué à rallumer cette flamme en moi, et me voilà à nouveau remotivé et boosté comme jamais ! =D

J'ai plusieurs idées en tête afin de promouvoir le site.
Je viens de découvrir que ma page sur le site Suite 101 a été supprimé, surement à cause de son inactivité. Je pense en récréer une sous peu, afin de promouvoir le site essentiellement, les articles seront donc les mêmes.
J'ai également recrée une nouvelle page Facebook, n'hésitez donc pas à faire tourner autour de vous (voir lien à la fin de l'article) ^_^
Entre autres idées.

Concernant les articles, deux sont déjà prêts et n'attendent que d'être rédigés. Il s'agit des critiques des deux derniers albums d'Anthem, à savoir Heraldic Device et Burning Oath.
Le premier arrivera vendredi dans la journée au plus tard.

Pour la suite, je vais essentiellement me concentrer sur des articles critiques et historiques de groupes plus que sur les news. Je continuerai bien sûr de mon côté à glaner les dernières infos sur les sorties des groupes par ci par là, mais peu d'articles news vont sortir dans les semaines voire les mois à venir.
J'ai non seulement beaucoup de retard à rattraper, mais également une bonne base de données à établir le plus rapidement possible, je vais donc me concentrer là dessus dans un premier temps ainsi que sur la promotion du site.

Je vous laisse donc pour ce soir, on se retrouve bientôt comme promis. En attendant, un p'tit tour par la page Facebook, pour le plaisir, et un p'tit like pour le plaisir bis ;)
Japan Heavy on Facebook

Heavy à vous !