The Beginning


Bonjour à tous !

Japan Heavy c'est un projet ayant pour but de promouvoir le Heavy Metal Japonais, genre musical méconnu et pourtant ô combien passionnant et riche.
Historique, news, critiques, Japan Heavy aspire à devenir la plate forme Francophone référence en la matière.
Espérons y arriver et surtout...

Heavy à tous !


17/06/2013
En plus de la page Facebook, Japan Heavy est désormais également présent sur Twitter !
N'hésitez pas à suivre les actualités de JH sur les réseaux sociaux ;)

Anthem - Evil One
(2012)


mercredi 1 décembre 2010

Anthem - Black Empire



Continuons un peu de faire parler des 4 compères, qui commencent à prendre de l'âge, quelques rides, mais qui n'ont jamais perdu l'aura sainte du Heavy Metal.

29 octobre 2008, Japon.
Un nouvel album nommé Black Empire, par un certain Anthem, fait son apparition.
"Excusez moi monsieur, Anthem c'est bien le vieux groupe que mon papa écoutait?" demande le jeune Visualeux Japonais fort de ses 11 années.
"Oui oui c'est bien eux, un excellent groupe référence à écouter de toute urgence si vous ne connaissez pas!" le conseillait sagement le disquaire.
"Ah non merci, je préfère la vraie musique, pas les trucs poussiéreux tout moisi. Vous avez le dernier Gazette?"
"..."

Pauvre vendeur, lui qui pensait faire un nouvel adepte, s'en trouva bien déçu. Cette journée du 29 octobre allait être bien terne, et pourtant, Anthem saurait palier à ce souci.

Nous sommes donc à la fin de l'année 2008, Anthem vient de nous pondre un nouvel album studio poétiquement intitulé Black Empire. Cet opus fait suite aux 4 précédents depuis la reformation du groupe en 2001 telle qu'on la connait aujourd'hui. Il n'y a donc pas de changement de line up et c'est avec un grand plaisir que l'on retrouve Eizô Sakamoto au chant, Akio Shimizu à la guitare, Naoto Shibata à la basse et Hirotsugu Homma à la batterie.

Les précédents albums n'ont pas forcément fait l'unanimité, il faut bien l'avouer, la faute aux influences Power Metal que le groupe incorpore depuis leur retour. On serait donc en droit de se demander s'ils vont continuer sur cette lancée.

Étonnamment, ce n'est pas vraiment le cas. Je précise bien "pas vraiment le cas", et je vais bien sûr revenir sur le pourquoi d'une telle expression.



On rentre donc chez soi, sa nouvelle acquisition entre les mains. Avant même de l'ouvrir, une chose nous marque, un changement notoire Ô combien agréable. Anthem nous gratifie pour la première fois d'une pochette d'une étonnante qualité. Exit la simple photographie d'un décor, du groupe ou d'un artwork des plus simplistes, on est ici face à face avec une jaquette qui pourrait bien amener les plus psychologues d'entre nous à une analyse poussée sur le pourquoi du comment de la raison possible et imaginable d'une telle illustration. Contrairement à autrefois, d'entrée de jeu, on suggère une véritable histoire que l'on a fort hâte de découvrir.

Anthem démarre sur les chapeaux de roue: un 1er titre éponyme rythmé aux lignes de guitare qui ne sont pas sans rappelées quelques vagues influences Power. Mais le son se veut moins agressif que dernièrement et on a même la surprise de découvrir un clavier en arrière fond sonore, chose très agréable que l'on regrettait depuis Domestic Booty en 1992. Eizô ouvre l'album avec une incroyable performance vocale telle qu'on l'aime de sa part.
Après un tel départ, le titre Heat of the night débute et dès les premières notes, notre coeur de Heavy Metalleux fait trois fois le tour sur lui même! On retrouve une sonorité beaucoup plus proche des années 80 d'Anthem tout en renouvelant le registre. Le refrain reste en tête et continue de résonner même après l'écoute, le tout servi par un solo d'Akio Shimizu au top de sa forme, dans un moment de technique digne des plus grands guitaristes de ce monde: toujours aussi bluffant! A noter que ce titre est sorti en single et bénéficie donc d'un clip, chose assez rare pour le groupe.
On enchaîne avec You et Go Insane, deux titres bénéficiant des même qualités indéniables. Encore une fois, le solo d'Akio se fait prier pour nous en mettre plein les oreilles. Être capable de nous scotcher à chaque fois, de par son jeu technique, sans pour autant tomber dans le déluge de shred sans âme, c'est à mon avis la plus grande qualité d'Akio Shimizu en tant que guitariste.
La chanson suivante calme un peu le jeu. Walk through the night est une balade typique du Heavy; une voix poignante, des lignes de guitare calme, un solo magistral, tout ce qu'on aime.
Fini les larmes, on reprend le court des choses avec Emptiness World, titre en apparence un peu plus lourd, mais en fait dans la pure lignée des titres précédents.
Dans le genre "sonorités typiquement 80", Telling You est surement la chanson qui en est le plus proche, et ce, toujours pour notre plus grand plaisir.
Il est maintenant l'heure de l'instrumental: Pilgrim démontre ici toute l'ampleur du talent de compositeur d'Akio Shimizu. Malgré un rythme plus lent, Pilgrim est une véritable histoire dans l'histoire de cet album avec de superbes mélodies néo-classiques accompagnées de ce qu'il faut de Shred là ou il faut. Un chef d'oeuvre, et il faut bien avouer que l'on avait pas eu une instru aussi solide depuis D.I.M 422 de l'album Seven Hills en 2001.
On approche de la fin de Black Empire, et pourtant le rythme ne baisse pas. Awake reprend de plus belle après une instru plus calme. Anthem maîtrise le Heavy Metal, c'est irréfutable. Encore une fois, la preuve est ici apportée, et on apprécie le fait que le groupe ne lâche pas leur fil rouge: un retour aux sources.
L'album se conclut sur Perfect Crawler, où Akio Shimizu ne semble pas savoir se contenir et nous livre des lignes de guitare absolument délicieuses et certainement le solo le plus impressionant de l'album. Il en avait encore sous le pied le vilain? Pour conclure en beauté, c'était la fin qu'il fallait.



Anthem, de par sa position de pionnier du Heavy Japonais, se doit de montrer l'exemple, et surtout de le faire bien. Ce qui avait légèrement divisé les fans jusqu'à maintenant n'est plus; Black Empire est l'album de la réconciliation, et il me paraît assez évident qu'auprès des fans, il fera l'unanimité. Sachez en tout cas, que la critique Japonaise a salué un retour aux sources de la part du groupe et a bien mieux accueillit Black Empire que les albums précédents.
On pourrait cependant déplorer deux petits points de détails. Premièrement, une tracklist un peu courte, mais c'est une habitude chez Anthem, donc pas réellement étonnant. Deuxièmement, je trouve personnellement la basse de Naoto Shibata un peu trop effacée sur certains morceaux, c'est d'autant plus dommage quand on sait qu'il est un bassiste talentueux. On aurait peut-être aimé entendre quelques petits solos de basse comme on les entendait auparavant.
Malgré tout, ce ne sont que de petits détails loin d'être suffisant pour gâcher l'immense plaisir que nous apporte ce Black Empire, qui est une vraie réussite, une perle dans la discographie Anthemienne.


Le Heavy Metal a encore de dignes représentants au Pays du Soleil Levant, preuve en est faite. On a hâte de voir la suite, ce qui normalement ne devrait pas trop traîné; le site officiel du groupe laissait entendre que le groupe serait actuellement en studio pour l'enregistrement d'un nouvel album qui devrait sortir en 2011. Croyez moi, ils sont attendus avec impatience, et je ne manquerai pas de vous faire part de mes impressions dès lors de sa sortie.


Les +
- Retour aux sources des années 80 du groupe
- Anthem au top de sa forme
- Progrès graphique pour la pochette
- Album de la réconciliation pour les fans


Les -
- Tracklist un peu courte
- La basse parfois un peu trop effacée
- Eh ben, je cherche mais...


Black Empire - Tracklist
1 - Black Empire
2 - Heat of the night
3 - You
4 - Go Insane
5 - Walk through the Night
6 - Emptiness World
7 - Telling You
8 - Pilgrim
9 - Awake
10 - Perfect Crawler


 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire